Le dernier Tango à Paris

Ô gentilhommes, la vie est courte...Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. /W. Shakespeare, Henry IV/

22 janvier 2007

Par ici les laps et relaps, pandours, belles filles et autres

Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination.
Céline.

Et maintenant...Canalblog = fini!

Hep! Attendez.
Partez pas! Malheureux!
...

Vos bookmarks...votre favori...

...Par ici: ars.lan.free.fr

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17 janvier 2007

Les pires films subis en 2006

Pris dans mes affaires, j'ai pas eu beaucoup de temps pour finir ma rétrospective cinéma 2006.
Mes confuses... et que je vous en délivre le fin mot sans plus tarder. Voici donc le top 3 des merdes.

Borat
Un reporter prétendu Kazakh est envoyé aux Etats-Unis pour y tourner un reportage. Voilà ce qui sert de prétexte à Sacha Baron Cohen pour commettre une grasse collection qui ferait passer du Max Pecas pour le comble du comique intelligent; et en effet, ce film accumule les gags façon jackass et vraiment rien de plus.
Si vous avez ri à ce film, lâchez immédiatement ce blog et rentrez en analyse en espérant qu'il ne soit pas trop tard.

Little Miss sunshine
"Drôlissime", dit Télérama. Le film culte du parfait bo-bo. Vous savez, celui qui se croit au dessus de la mêlée parce qu'il ne regarde pas la une ("c'est pour les beaufs!") mais préfère les séries standard étherisées de la 6, quitte à passer tous ses déjeuners à la cantine à bouffer sa soupe, commentant la vie de Doug, Kimberley et Jennifer (je sais pas pour les prénoms, j'improvise et ça doit être du même acabit).
Ce petit con qu'on reconnait en soirée, parce qu'il est habillé en treillis et affalé sur un canapé en posture du rebelle qui fume son joint et qui voterait bien pour un alliage Ségozy si seulement c'était possible. Sur la platine y'a Air, Vincent Delerm, de la Lounge. Sa gonzesse est à la cuisine et sort les Picard du four; elle est habillée de son meilleur Zara. Ce soir ils reçoivent Stéphanie et Laurent, "super sympas", "en fait", qu'ils ont connu à Saint-Domingue, meilleur compromis loin-pas cher. Ils vont parler des banlieues, "mais est-ce que tu te rends compte". Et rabacher les pires stéréotypes formatés Figaro ou nouvel Obs, sans jamais qu'on comprenne ni comment ni pourquoi ils parlent comme ça.
Ce film c'est la famille Bidochon en Amérique avec le tonton homosexuel spécialiste de Proust ( et pourquoi Proust, je me suis demandé pendant tout le film...Ah ah ah l'alibi culturel à 2 balles!), et l'ado complètement attardé et muet qui lit...Nietzsche (Stop! Arrêtez!). Une boursouflure infâme de mise en scène cloturée par le lamentable et convenu moralisme américain (one for the money and two for the show) dont on se doutait bien qu'il allait triompher. Un grand moment de trivialité même pas sauvé par rien. Fuyez.

Indigènes
Quatre pioupious libèrent l'Alsace. Je continue?
Le pellicule est bourrée de bons sentiments et les personnages sont désespérants de simplisme, menés par une mise en scène du niveau d'une première année d'école de cinéma.
Mais le plus grave, c'est encore la dimension politique qui relève d'une supercherie et d'un mensonge monstrueux. Ainsi, je suis édifié de constater que les indigènes de l'armée française et qui crient Vive la france, c'est mon pays, je l'aime (sic!)tout le long du film, l'aient été de leur plein gré. Que pas un n'ait ici été séparé des siens et embarqué à coups de pieds dans le cul dans une galère dont il ne saisissait ni les tenants ni les aboutissants, et dont pour tout dire il n'avait absolument rien à foutre.
De la mystification à ce niveau, fallait oser.
Le film qui aura fait vaciller Chirac. C'est ça.

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15 janvier 2007

Panique à Courchevel

Si les poudreuses se portent bien -sans aucune allusion à la météo-, les putes c'est plus ce que c'était.
D'ailleurs sont-ce seulement des putes, ces joyeuses slaves lascives. Ou de simples boursières à qui on a filé 7000 € avant d'embarquer à Moscou, qui se font ensuite offrir fourrures par ci et bijoux par là par les irrésistibles fortunés débusqués en haut des pistes. Plus parties fines, c'est les vacances et pourquoi se priver après tout. Youplaboum.
Comprenons que soit choqué Mikhail Prokhorov, 41 ans, PDG de Norilsk Nickel, leader mondial du nickel et du palladium, objet d'une procédure judiciaire pour proxénétisme aggravé et menotté comme un vulgaire bandit par la police de Lyon.
Comprenons également que les autochtones soient aujourd'hui au bord du désespoir: Ce Mikhail Prokhorov allait dépenser cette année à Courchevel quelque chose comme 20 millions d'Euros (chiffre cité par Le Monde).
Sus aux délocalisations, dit le slogan. Du bout de la langue?

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12 janvier 2007

E la Nave(ts) va

Des merdes et des navets, y'en a un paquet. C'est d'ailleurs la règle générale: arts, journées de ligue 1, hommes politiques, spots publicitaires, cantines d'entreprise, programmes de télé, la médiocrité truste les meilleures places.
Le reste, s'il y'en a, vient ensuite; dans le fond, du genre voyou discret et près du bar, les yeux plissés et l'immobilité pour tromper l'ennemi. Pas longtemps d'ailleurs, votre héros s'éternise rarement.

Revenons quand même au cinéma pour dire que...
Tristram Shandy aurait dû rester le livre iconoclaste qu'on ne finit jamais, et pas venir se commettre dans l'insignifiante comédie british inaboutie
...Hors de prix fera largement rire votre voisine obèse aux cheveux gras qui sent le hareng hiver comme été, mais pas vous...
s'appeler Bourdieu peut vous donner des idées intéressantes mais ne vous garantit pas pour autant de faire un bon film sur les amitiés maléfiques
... Shortbus commence par une auto-fellation et le reste du film est à l'avenant, c'est-à-dire grotesque...
Scoop est une énième variation allenienne sans întéret, aucun, si ce n'est les nibs de Scarlett (et même ça il nous a déjà fait le coup)...
Babel est une longue indigestion de 3 heures filmée sur le mode vidéo-clip et soleils couchants éternels, avec mention spéciale pour la séquence japon. Séquence dont je ne devine pas ce qu'elle veut signifier hormis l'importance économique des ados nippons (et attardés) pour un producteur lucide quant aux qualités intrinsèques de son film.

A suivre: Le top 3 des merdes. Patience.

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11 janvier 2007

L'artiste inspiré, Belleville

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10 janvier 2007

Les films qu'on peut avoir vu à la rigueur en 2006

Comme dirait Le canard enchaîné. D'ailleurs si quelqu'un ici pouvait un jour m'expliquer la cohérence de leur rubrique cinéma, je suis preneur.

Le héros de la famille, pour les dialogues et malgré un dernier quart d'heure de trop, Prête-moi ta main parce qu'on rit bien, Changement d'adresse, parce que ça pétille, que c'est léger, que ça s'encombre pas de prétention et Quand j'étais chanteur, pour sa belle scène finale.
Côté cinéma italien: Libéro est un premier film très fort et surprenant et Le caïman achève de nous désespérer de nos bouffoneries trop indulgentes et oublieuses du reste du monde.
Conversations avec une femme, encore avec Aaron Eckhart, c'est bien.
Paris je t'aime c'est déjà un peu plus inégal, avec tout de même quelques très bonnes séquences. Un peu comme Dans Paris, qui met un temps long à décoller avec d'inutiles manières nouvelle vague avant de s'installer pour de bon et voir Romain Duris au bord de la cassure fredonner

Well he was Thailand based
She was an airforce wife
He used to fly weekends
It was the easy life
But then it turned around
And he began to change
She didn't wonder then
She didn't think it strange
But then he got a call
He had to leave that night
He couldn't say too much
But it would be alright
He didn't need to pack
They'd meet the next night
He had a job to do
Flying to Cambodia,

Cambodia, cette chanson de Kim Wilde qui vous file un sacré coup de poing dans le ventre en vous catapultant 20 ans en arrière et vous fait dire qu'on est un paquet à n'en avoir jamais fini avec ce temps.
Des années avant, il y avait Jean-Louis Trintignant dans un magistral L'été dernier, et puis La vie secrète de Madame Yoshiro, à l'érotisme cucul et carrément suranné, j'avoue.
Enfin, A scanner darkly d'après le maître Philip K. Dick qui a brillament autobiographé sur les ravages de la drogue, et Azur et Asmar l'enchantement lumineux de Michle Ocelot dont on rêve maintenant qu'il adapte un jour Les mille et une nuits.

Voili voilo.
Et demain ou après-demain ça sera enfin drôle: Je vous parlerai des merdes que j'ai vues.

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08 janvier 2007

L'esprit un peu embrumé, j'avais pas encore lu les journaux

Bravitude.
Putain.

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Les 7 films qu'il faut avoir vu en 2006

Thank you for smoking
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La comédie la plus franchement drôle de ces dernières années signée par le fils Reitman (Ghostbusters, etc.).
En 92 minutes rondement menées, le carnassier et très bon Aaron Eckhart oscille entre l'éloquence cynique et le bon-sens fondamental et désarmant pour s'opposer au prude et ridicule moralisme agité par les jamais trop rares soldats d'un monde vicié et gangréné au discours dominant. Vu ce film deux fois. Adoré deux fois.

 

The Queen
20061018
Si vous ne vous fiez ni au synopsis (la mort de Diana? Bof...) ni à la bande-annonce ( mais quelle bande-annonce peut encore vous donner envie d'aller voir un film de nos jours) que vous persistez à croire que Stephen Frears sait faire de bons films, et que vous accordez quand même un minimum de crédit aux sornettes que je vous raconte à longueur de notes (plus de 200 notes depuis un an et quelques mes amis), allez voir ce film.
Beauté de la photographie, splendeur des décors et des extérieurs, concentré de justesse dans la psychologie des personnages à peine entamé par de très rares concessions à la canaillerie, ce film vaut aussi par sa mécanique de narration, précise et moderne, sa fidélité historique. Et enfin pour l'interprétation remarquable d'Helen Mirren, actrice de gauche qui s'était prononcé il y'a 10 ans pour l'abolition de la monarchie, soit-dit en passant.
 

 

Je vais bien, ne t'en fais pas
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J'ai pris la mauvaise habitude de pousser des hurlements de furieux dés que je vois un Kad essayer de faire le pitre à la télé tant il semble s'empêtrer à chaque fois dans le pathétique d'un télé-vendeur de son futur dvd, 9,90€ chez Carrefour et "vu à la télé". Et là, surprise. Des acteurs magistralement menés sur la crête de l'équilibre malgré un sujet complètement casse-gueule. De l'émotion pas galvaudée et toute en retenue. Le genre de films qui ne ferait pas trois entrées aux US tant le spectaculaire est mis de côté et l'empathie gagnée à coup d'intelligence et jamais de bluff. Géniale Mélanie Laurent.

 

Le pressentiment
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Autre génial Ovni, qui lui ne ferait pas même une entrée aux US, même payée, l'adaptation du roman d'Emmanuel Bove.
Réalisé et interprété par J.P Darroussin, son intrigue est mince: Charle Benesteau rompt avec son milieu bourgeois et va vivre dans un quartier populo. Ce qui permet de planer avec volupté dans les lenteurs d'une réflexion désenchantée, nourrie d'observations lucides mais bienveillantes de la médiocrité inévitable et partagée des humains.
Un film épatant et attachant.


La raison du plus faible

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Inspiré d'une histoire vraie, le film situe l'action dans une belgique d'aujourd'hui, pauvre et grise, post-industrielle et déprimée. Pour s'en sortir, 4 pieds-nickelés décident d'organiser un casse. Film "social" sans jamais être chiant (ah ah, le piège), frais et presque drôle par moments; Lucas Belvaux réussit une peinture tragi-comique prenante et dépaysante.

 

L'immeuble Yacoubian
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Impossible de ne pas vous parler du film-fleuve inspiré du best-seller d'El-Aswany. Ne serait-ce que pour l'énorme, le phénoménal Adel Imam, la légende vivante du cinéma arabe; Le Caire est magique, les nombreux clichés et la qualité moyenne de la réalisation vite oubliés, les autres interprétations rien de moins qu'excellentes, mais Adel Imam est un plaisir sans interruption. Ecoutez le éructer en égyptien, bondir, aimer, bougonner, il est d'un talent irrésistible même en sous-titres dans un film qui réconcilie avec le genre populaire.
Genre qu'on n'a d'ailleurs plus trop l'habitude de voir aussi séduisant.

 

Le labyrinthe de Pan
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En Espagne et dans une période pas simple, la fin de la deuxième guerre, une petite fille apprend à réenchanter sa vie avec les moyens à sa disposition et expérimente une morale de l'Histoire. Je ne comprends vraiment pas que ce conte merveilleux de Guillermo Del Toro aux multiples et très riches lectures possibles n'ait pas décroché la palme d'Or à Cannes. Sans doute que le jury devait être trop occupé à regarder sous les jupes des starlettes pour se préoccuper du vrai cinéma.

Je reviens demain ou après-demain avec les autres films "possibles". En attendant, allez au ciné et foutez votre télé au feu, l'art s'apprécie sur grand écran et que sur grand écran. Le reste, c'est du vent.

 

La télévision fabrique de l'oubli, le cinéma crée des souvenirs.
Quand on va au cinéma on lève la tête, quand on regarde la télévision on la baisse.

Ces 2 célèbres citations sont évidemment signées J-L Godard.

 


Post-Scriptum

Me font quand même marrer les ricains. Le meilleur film 2006 selon eux?
United 93.
...
Si.
Pas possible!
Et sinon?!
L'armée des ombres, de Melville.
Ca fera que 27 ans de retard.

http://www.metacritic.com/film/awards/2006/toptens.shtml

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06 janvier 2007

L'art de l'effraction

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La photographie ressemble à un art subtil et fugitif de l'effraction.
Une effraction qu'on peut parfois condamner dans ses intentions, jamais dans ses effets.

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04 janvier 2007

L'autre face du blog

http://mafioso-libanais.skyblog.com/
http://ptitespiplett.skyblog.com/
http://couete.skyblog.com/
http://minnie631.skyblog.com/
http://x-tentation.skyblog.com/

Time n'aura pas eu le temps de tout voir et moi non plus.
Et ceux-là, du commentaire ils en font au kilomètre, sacré bonsoir!
Si vous en avez d'autres a proposer...

Posté par arslan à 20:29 - Commentaires [10] - Permalien [#]