Le dernier Tango à Paris

Ô gentilhommes, la vie est courte...Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. /W. Shakespeare, Henry IV/

29 juin 2006

La société du commentaire

poi_penn

Hi Irv, I don't know what you were thinking here dude! You got a pretty model (altho kind of old), but you have caught her with her eyes cloes in a not very good pose. Biggest problem is YOU NEED CROP to a vertical!!!!! Backdrop is too small and there is not enough of a sweep so you can see the crease. If you send me a file I can fix it in Photoshop and I can give you my suggested crop. If you don't care aboout your PROFESSIONALISM you are never going to get work as a pro believe me!!! Hope I am not being too harsh. Oh well best regards anyway, M.H.

Lu sur l'excellent post de l'excellent blog que voici qui grouille de perles du même ordre que cette harangue sans complexe adressée à Irving Penn. Allez-y c'est hilarant comme des coups d'épée donnés de bas en haut.

Le commentaire est rarement neutre. Prononcé à l'occasion d'un vernissage mondain (existe-t'il d'ailleurs des vernissages qui ne le soient pas) ou expiré d'un air profond et faussement initié par une douairière au musée devant un grouillement de personnages de Jérôme Bosch par exemple, il importe peu et au pire l'on va s'envoyer une nouvelle flûte au fond de la gorge avant de faire 2 pas de côté et ça clôturera l'insupportable. Rien de grave, ça fait partie d'un bourdonnement crétin du monde qui ne cessera pas, résignons-nous.
A un dîner c'est déjà plus compliqué. Les commentaires sur telle ou telle merde cinématographique avec forces démonstrations d'enthousiasme de votre belle-soeur devant tel opus de la guerre des étoiles ou telle comédie grivoise c'est déjà un peu plus compliqué. Vous bouffez votre viande en silence avec les tempes néanmoins prêtes à eclater ou vous vous levez pour passer un coup de fil qui vous signifiera que pour des raisons professionnelles-vraiment déplacées un dimanche mais cependant impératives- vous êtes au très grand regret de quitter vos commensaux. Vous avez l'habitude.
Ca se gâte quand même avec vos meilleurs amis s'il vous en reste ou dans le cadre de vos activités professionnelles et obligatoires. Toujours un crétin pour vous ressortir in-extenso la critique télérama ou télé 7 jours d'une oeuvre qu'il n'a pas lue ou vue. Il a lu le commentaire par contre. Il a d'ailleurs lu tous les commentaires. De Marx à Heidegger en passant par Bakounine et Francis Ponge, Paul Valet et Naguib Mahfouz, Mishima évidemment et Nabokov. Il sait exactement quoi penser grâce aux commentaires et aussi quelques citations compulsées en édition bon marché. J'appelle ça la culture de l'anal en référence à cet étudiant transpirant laborieux qu'il n'a jamais cessé d'être et vous me pardonnerez cette facilité.
D'ailleurs ça concerne aussi le sport, la politique, le monde économique, le monde tout court. Rabachage sans génie et continu de quelques vérités entendues et entretenues par quelques canaux appellés à recycler pour faire du fric, toujours du fric.
Mais là vous n'y pouvez rien. Vous subissez. Vous prenez sur vous en bon civilisé qu'on a achevé de domestiquer. Vous ne mordrez rien ni personne pour ça. C'est ainsi.

Reste le commentaire Internet. Et je ne parle pas de la lumière qui nourrit le poëte de ses feux (merci à tous les fidèles qui trainent ici) mais du commentaire idiot et sans richesse, celui qui ressemble à celui retranscrit en début de ce post. Celui qui assène quelques vérités sorties tout fraîchement de google et qui les assaisonne de sagesse éternelle pour donner l'impression de maitriser son sujet. Celui qui ne comprend goutte mais qui s'y perd. Celui qui s'épargne l'humour et l'auto-dérision. Celui qui refuse enfin l'esprit critique.
Je ne vais pas vous donner d'exemple, vous en avez à profusions au bout du clic.
Tellement que j'en arrive à craindre que ces spéciosités ne finissent par influer sur l'originalité même des auteurs qui vont se retrouver pressés d'évidences et comme obligés de céder aux suppliques et aux ovations pour garder quelques lecteurs à aligner sur les histogrammes.

Que je vous rassure: mon caractère de chien n'a pas l'intention de déménager et vous allez continuer à commenter n'importe quoi n'importe comment en y mettant de plus en plus d'esprit. Ca ne nous mènera nulle part sauf accident mais c'est de plus en plus nécessaire.

Posté par arslan à 12:41 - Commentaires [51] - Permalien [#]

Commentaires

    Bébert Atchoum

    Alors ! Ça poutche mon pitch, je vois qu'on se la joue dans le classieux. eh bé merdos alors, refile moi la kro et qu'on s'l'enfile jusqu'à la garde, nom d'une.... etc, etc.

    Posté par piotr, 29 juin 2006 à 14:14
  • Il suffisait de demander

    Ca c'est du commentaire.
    Je savais que je pouvais compter sur toi.

    "ca poutche mon pitch"?!

    Posté par cassandre, 29 juin 2006 à 14:56
  • Un commentaire digne de ce nom

    Au départ, Cassandre, j’avais l’intention de déposer un petit texte vous encourageant à continuer de nous faire profiter de vos réflexions sur l’ignorance et l’incompréhension dans le domaine de l’art.
    Puis j’ai continué ma lecture et suis tombée sur votre idée qu’il fallait toujours garder l’esprit critique. J’adopterai donc cette approche pour vous dire que votre conception implicite de l’art est élitiste et terriblement… française.
    L’approche de l’art doit-elle être culturelle ? Des connaissances de base sont-elles nécessaires pour aborder les œuvres ? Une autre question se soulève en parallèle : la maîtrise de la technique est-elle une condition sine qua non de la création artistique ?
    Ce sont autant de questions que je me pose depuis longtemps et je crois que les réponses se trouvent dans les théories de la connaissance.
    Certaines personnes soi-disant ignorantes savent apprécier une œuvre d’art, sans connaître l’histoire de l’art, sans connaître la technique, sans connaître la démarche artistique ou le courant. Elles possèdent en réalité une connaissance informelle du beau ou de l’esthétique. Elles sont incapables d’exprimer ce qu’elles apprécient mais elles ressentent. Elles ont dû apprendre comme on fait du vélo. Disposer d’une notice d’instruction n’est pas suffisant pour savoir se servir d’une bicyclette…
    Inversement, des personnes très calées culturellement feintent souvent en affirmant qu’elles adoooooorent tel ou tel artiste parce qu’il est célèbre et reconnu alors qu’au fond de leur être elles ne ressentent rien face à l’œuvre. Elles connaissent la recette de cuisine par cœur, mais n’ont pas conscience du goût, de l’effet du met cuisiné sur les papilles.

    Si l’on s’intéresse à la création elle-même, et bien je me contenterai de vous inviter à visiter le site de Flore Sigrist qui est une jeune femme handicapée (autiste). Elle n’a jamais suivi de cours en Art Déco. Elle peint depuis qu’elle est petite. Et ce qui ressort de ses œuvres est tout simplement magnifique.
    Site : http://www.floresigrist.com

    Voila. Je conclurai en citant un ami de mon père, ancien galeriste, spécialiste en art africain.
    Un jour que je visitais sa maison en Alsace, je remarquais qu’il ne collectionnait pas les œuvres qu’il acquérait. Il s’en défaisait pour en acquérir d’autres puis revendaient ces dernières aussi. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas un collectionneur, me dit-il. Je suis un découvreur de talents. Ce qui me procure du plaisir, c’est faire partager mon émotion.

    Posté par Miss_Blandish, 29 juin 2006 à 15:55
  • Finesse

    A pupuce : je ne fais ni dans la vente en gros... ni dans la finesse, comme tu l'as remarqué.

    Posté par Shoo, 29 juin 2006 à 16:12
  • Le monde selon...

    désolé, je suis de touit corps avec ta nouvelle forme, ta science me morfond et je fais la bête pour cacher mon ignorance. Gloire à toi, mister

    Posté par piotr, 29 juin 2006 à 16:28
  • C'est amusant les coincidences. Je causais il n'y a pas si longtemps avec deux amis "écrivants", et chacun d'eux me disait combien il était pénible à la longue de supporter les commentaires des "courtisanes" de tous poils (ou sans poils) qui gravitent autour de leurs blogs. La guimauve ça finit par être écoeurant, le ripolin rose de même.

    Miss Blandish a écrit un commentaire intéressant, non?

    Posté par Chris, 29 juin 2006 à 18:02
  • C'est de l'ironie ?

    Attention, si on me cherche, on me trouve. Ce ne sera pas rose mais bien noir, comme le blog de Cassandre, avec quelques éclaboussures de rouge.

    Posté par Shoo, 29 juin 2006 à 18:57
  • Shoo, loin de me contredire tu complètes parfaitement tout ce que je signifie sans aller dans le détail, ma paresse ou ma répugnance du détail faisant loi.
    Evidemment que je ne fais que dénoncer ceux qui se singent les uns les autres sans se poser la question de leur relation propre avec l'oeuvre. La relation de l'homme à un livre ou à un film est un phénomène personnel et pas la juxtaposition ou la reproduction de commentaires croisés. Nul besoin de références pointilleuses ou de connaissances techniques parfaites pour saisir un discours et se poser la question de sa propre relation intime avec ce discours. C'est ça et rien d'autre que j'appelle esprit critique. Cette aptitude hautement discriminatoire à émettre une réflexion née du plus profond de sa réalité. Que tu le nommes élitiste sonne un peu faux à mes oreilles.
    Ce n'est pas à cette élite que je pense.
    Et enfin, je comprends complètement l'ami de ton père, ancien galeriste découvreur de talents et spécialiste de l'art africain, figure-toi que je me situe sur les mêmes terrains. A ceci près que je ne me résouds pas à distinguer l'intelligence de l'émotion.
    Mais c'est le sujet d'un autre post, ne m'embarque pas par là aujourd'hui je t'en supplie!


    Piotr, t'as des lacunes c'est tellement vrai. Tu sais vraiment pas faire le modeste.

    Chris, la guimauve ou le convenu c'est vite lassant pour les affranchis. Mais qu'est-ce que ça marche chez les autres!

    Posté par cassandre, 29 juin 2006 à 19:02
  • Calmos!

    Quelle caractère celle-là.
    *j'vais tomber amoureux si elle continue*

    Posté par cassandre, 29 juin 2006 à 19:03
  • Guili-guili

    bande de caves ! je suis sur une corde raide, ou bien on le fait, ou bien on se pavane, je tergiverse comme une grosse merde, mais je trouverai, le ton... pas évident, sous état différends, de se relire... car il faut, il faut cette suite, cette merde de suite, et merde absurde merde. je chie, je chie, des signes pour gueuler sur le crêne de douze empaffés et merde merde.

    sinon, les cocktails, ça boume ou quoi ?

    Je suis comme ça, j'appuie sur un bouton, et vous ?

    Posté par piotr, 29 juin 2006 à 20:50
  • "A ceci près que je ne me résouds pas à distinguer l'intelligence de l'émotion", sois rassuré d'autres que toi ne s'y résolvent pas non plus et ça produit de bien belles choses .... parmi les oeuvres, parmi les critiques. Si tu ne connais pas, promène tes yeux du côté des discours de Valery au Collège de France ...

    Posté par aa, 29 juin 2006 à 22:31
  • Piotr...mmm...t'as encore bu mon ami?

    aa, J'aime beaucoup Valéry. Mais Valéry m'emmerde aussi quand il s'occupe de poésie.
    Ca donne:
    Tu penches, grand Platane, et te proposes nu,
    Blanc comme un jeune Scythe,
    Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu
    Par la force du site.

    Au secours!

    Posté par cassandre, 30 juin 2006 à 08:58
  • Miss-Blandish

    Voir Flore prendre autant de plaisir à peindre cette fresque du Conseil de l'Europe me rend folle de joie... Merci pour le lien, même s'il ne m'étais pas destiné, mais sur ce coup là, t'as marqué des points...

    XXX

    Posté par Le Petit Prince, 30 juin 2006 à 09:51
  • Nature et découverte

    Ouais. Pas mal du tout la flore.
    (J'oubliais de te remercier également. Tête en l'air que je suis)

    Posté par cassandre, 30 juin 2006 à 10:19
  • Quand ce sont les plus brillants qui "emmerdent", personnellement je m'en soucie peu, en revanche je vais lire là où ils me laisseront sans mot, nourrie de l'essentiel intellecto-sensible-émotionnel, et je ne m'éparpille plus, enfin !
    Et ce n'est pas la poésie de Valery que j'aime.

    Il me semble que les gens du regard, il y en a peu, développent la qualité de garder l'oeil ouvert, c'est l'a-priori "positif" que j'ai sans complaisance. Un a-priori, sans plus.

    Au fait, tu n'as rien vraiment dit, ici, de comment, toi, tu vois cette étonnante photo ...

    Posté par aa, 30 juin 2006 à 11:09
  • pastaga + bière + vin = guili-guili

    pardon pardon de cette trivialité vulgaire parmi de si brillantes pensées... je ne suis que moi. Valéry ? Je connaissais un valéry Dusy, c'était au jardin d'enfin et ce garçon dessinait merveilleusement Actarus et les Golgoth. Je l'Ai croisé au super-marché, eh oui, il est devenu dessinateur industriel. La vie est cruelle.

    pardon pardon, je suis un petit gars du peuple, pas éduqué du tout, et J'aime tant vous lire, ô prince des mots.

    Posté par piotr, 30 juin 2006 à 12:21
  • Ah, lala!
    Bon entre les étalons et les gavroche devenu mauvais garçon, princesse au petit pois, ........ quel cirque!
    Ici la Piste aux étoiles, à vous la régie !

    N.B. Fais gaffe Piotr, Gavroche, il a fini comme le Christ sur sa barricade! Moi, à la place du Christ j'aurais choisi Marie-Madeleine !

    Posté par aa, 30 juin 2006 à 13:54
  • Ah Mais

    de quoi qu'elle cause la Ptipoi, j'ai même échappé au baptême, alors vos histoires...

    Posté par piotr, 30 juin 2006 à 14:47
  • J'arrête de papillonner, de m'éparpiller, de dire n'importe quoi ici ou là !

    Bref, valéry, oeuvre complète, La Pléiade, "première leçon du cours de poétique" ... (je sens bien que cette noble maison d'édition plaît à beaucoup ..)

    Pourvu que j'arrive à me remettre au boulot ! Au plaisir ...

    Posté par aa, 30 juin 2006 à 15:34
  • C'que j'en dis.

    Pas grand chose. Mais certainement que tout expose très bien que contrairement aux apparences ce n'est pas une photographie de mode que l'on voit mais le double portrait de Lisa Fonssagrives, sa femme et son modèle préféré au travail. Et que la composition n'est pas maladroite mais au contraire idéale pour signifier ce détournement du message attendu.

    Ce n'est pas ma préférée d'Irving Penn, qui a surtout été un portraitiste puis un virtuose de la technique au service de l'idée, toujours neuve et originale.
    Comme beaucoup je trouve que Penn a atteint son génie dans la création d'images à partir de rien, de banalités de la vie de tous les jours. Sa série des cigarettes est exceptionnelle!.

    (Thème casse-gueule s'il en est, y'a qu'à voir les troupeaux de connards qui essaient de photographier des rouges à lèvre ou des bouts de pieds sales en pensant, en étant sûrs, de donner du sens.)

    Posté par cassandre, 30 juin 2006 à 16:28
  • Dear Miss Blandish

    Non il n'y avait pas du tout d'ironie. J'ai vraiment trouvé votre commentaire intéressant. (ptain c'est la seconde fois que quelqu'un croit que je me paie sa fiole sur des commentaires. Je dois pas savoir m'esprimer en bon françois )

    "Certaines personnes soi-disant ignorantes savent apprécier une œuvre d’art, sans connaître l’histoire de l’art, sans connaître la technique, sans connaître la démarche artistique ou le courant. Elles possèdent en réalité une connaissance informelle du beau ou de l’esthétique. Elles sont incapables d’exprimer ce qu’elles apprécient mais elles ressentent."

    C'est ce passage-là que j'ai particulièrement apprécié, parce que simplement je partage votre réflexion.

    Cassandre "l'émotion indissociable de l'intelligence"...je me demande si ça se passe vraiment au niveau de l'intellect dans le cas de l'art. J'associerais plutôt la chose au plaisir, à une forme de sensualité, à quelque chose de physique. Enfin je ne sais pas trop. Une oeuvre qui me plait, me fait battre le coeur, saliver (gourmandise sans doute)etc. Comme les nus masculins de Julian Freud par exemple.

    Pardon, j'ai conscience de ne pas être très claire.

    Posté par Chris, 30 juin 2006 à 16:41
  • ....oui, de l'intime et de l'apparence ..
    Cette photo dégage une curieuse froideur ... fossilisée ,
    je dirais: le plaisir abandonné

    (là, ça me fait travailler aussi, mais je m'absente ..)

    Posté par aa, 30 juin 2006 à 17:23
  • truisme

    et si, fatalement, on était rien que des pauf' truites ?

    Posté par piotr, 30 juin 2006 à 17:44
  • Dites, vous êtes sûrs qu'il va bien le Piotr?
    Il m'inquiète.

    Posté par cassandre, 30 juin 2006 à 17:53
  • Gloup Gloup Gloup

    Entartons, entartons les pompeux cornichons !

    Posté par le gloupier, 30 juin 2006 à 18:49
  • 25ieme Commentaire

    25ieme commentaire, inutile, pendant que vous êtes tous en train de mater la fin du match Allemagne-Argentine.
    En passant, quand je m'énerve, c'est souvent pour de faux.
    D'ailleurs Piotr est aussi un populo pour de faux.

    Posté par Shoo la teigne, 30 juin 2006 à 18:57
  • "pauf' truites" ça je ne sais pas , il est vrai que depuis que Lacan a dit: il n'y a que la connerie qui ne se soigne pas ! ...
    Mais "fatalement", tu exagères! Même les Twin-towers ont réussi à s'effondrer, y'a de l'espoir! Certes pas toujours comme on le souhaiterait et il est vrai que trop d'hémoglobine , ça éclabousse et ça tâche!
    Bon, Cassandre, Piotr, les mâles de cette fête, "Le mépris" et la chute de reins de B.Bardot,c'était pas mal, non?

    Posté par aa, 30 juin 2006 à 22:07
  • ...j'ai été jeté un oeil sur le site. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur ne doute de rien. Et tous les grands y passent. Sa critique de Cartier-Bresson me fait dire qu'il ne comprends pas grand'chose à l'art, à l'atmosphère. Ce genre de boursoufflés me font plutôt sourire.

    Posté par Chris, 01 juillet 2006 à 07:46
  • Pour en revenir au "commentaire". N'y a t'il pas chez ce type de personne une espèce de sentiment de pouvoir retrouvé dans la possibilité (tentative)de démolir des artistes reconnus? Pouvoir que seul donne le net. Un pouvoir qui grandit chaque jour et dont tous peuvent avoir un morceau? Son quart d'heure Wharol quoi.

    Posté par Chris, 01 juillet 2006 à 07:52
  • Démocratisation des canaux de communication

    primo: je ne parle pas de vous

    secundo: je suis un vrai prolétaire autodidacte et dilettante et, moi, je ne vous juge pas à l'aulne de ce que j'espère, aa.

    tercio: les coprophages ne m'intéressent pas. Le système-marchandise veut que l'on parle d'Art pour le vendre, ce qui permet de fourguer la pire merde pensable. Par exemple, c'est fou ce qu'on installe de tout ces temps-ci. Les mêmes films sont retournés cycliquement par de nouvelles têtes pour une nouvelle génération publicitaire. Ca et là, des artistes mettent le monde à distance et créent ce qu'ils peuvent de sens, mais celui-ci est englué dans la masse. Eh non, à ce sujet, je ne suis pas démocrate.

    quatrièmement, je vous salue bien.

    Posté par piotr, 01 juillet 2006 à 12:39
  • Echauffourées

    >Piotr, je crois que la mise au point "secundo" m'etait destinee plutot qu'a aa. C'est moi qui t'ai traite de faux prolo. J'ai utilise le commentaire comme on lance une grosse connerie dans la conversation pour voir comment l'interlocuteur reagit.
    A tort, car le commentaire reste un ecrit et son interpretation peut poser probleme lorsqu'il n'est pas accompagne d'un clin doeil ou d'un sourire de connivence.
    Sorry my dear.

    Posté par Miss_Blandish, 01 juillet 2006 à 15:04
  • Le site

    Concernant le site indique par Cassandre... Je crois que c'est de l'humour et aussi une facon detournee de te faire comprendre deux choses : les cons ne sont pas ceux qu'on croit, la creation passe quelques fois par l'ignorance volontaire de certaines regles de base. Mais pour parvenir a ce niveau il faut deja etre un tres bon.

    Posté par Shoo, 01 juillet 2006 à 15:12
  • Pour vous deux mes chères

    J'avais bien compris. J'ai déjà, et de loin, dépassé le niveau dont tu parles, et prout.

    Posté par piotr, 01 juillet 2006 à 15:19
  • Je résume la scène:
    -ce serait un grand espace ouvert sur l'horizon
    (prairie au bord de l'océan ..)
    -chacun serait allongé sur un divan
    -chacun, un peu shooté peut-être, parlerait de ce qui lui passe par la tête
    - de temps en temps , il y en a un qui se lèverait pour aller coller une gifle à un autre, au hasard ...
    - un autre hurlerait du Marx, face à la mer ...
    - il y aurait un chat, un cheval et un crocodile assis sagement face à un écran géant qui regarderaient "le mépris" de Godart ...

    Posté par aa, 01 juillet 2006 à 15:54
  • A propos de chat

    je prends, le point numéro trois est essentiel ! Quelle mer ?

    Posté par piotr, 01 juillet 2006 à 16:27
  • une mer un rien anglo-saxone, peut-être, ailleurs il ferait trop chaud .........

    Posté par aa, 01 juillet 2006 à 17:46
  • Pour le chat ......... le petit chat .....

    Posté par aa, 01 juillet 2006 à 17:49
  • Minette

    Pauvre petit chat écrasé !

    Posté par piotr, 01 juillet 2006 à 18:56
  • Il manque le veau

    Parce que le veau eleve sous la mer.



    (...)


    Je cours me mettre aux abris.

    Posté par Shoo, 02 juillet 2006 à 06:48
  • En arriver aux points

    Shoo c'est le point 4 qu'elle adore.

    Posté par cassandre, 02 juillet 2006 à 09:50
  • Vive l'anarchie du un zéro !

    Marx n'était pas paresseux, ce veau, mais il n'a jamais voulu travailler. Son oeuvre, son oeuvre, ce couillon. Je lui préfère neuf cents fois Lafargue.

    Posté par piotr, 02 juillet 2006 à 12:21
  • Ou Fourier, dans le style délire.
    non non. Proudhon plutôt, à qui Marx doit l'essentiel. Curieusement oublié de toutes les maisons d'édition et de toutes les librairies en france.

    Posté par cassandre, 03 juillet 2006 à 07:47
  • Une bouteille dans l'océan de mon ignorance

    Je cherche un livre que j'ai prêté sans retour, peut-être trouverai-je de l'aide ici pour le retrouver, car j'ai oublié son titre: ce devait être qq chose comme "le petit livre noir de l'anarchie" mais apparemment non car, après qq recherches sur cette Toile, je ne trouve qu'un fascicule fort peu épais qui n'est pas celui que je cherche. Celui-ci étant un bouquin épais, très complet, développant l'histoire et les contextes de l'anarchisme et, notamment, ce qu'on oublie souvent, l'anarchisme n'est pas question destruction mais avant tout un système relationnel basé sur le principe des associations momentanées et égalitaires... si qq voit de quoi je parle, merci d'avance

    Posté par piotr, 03 juillet 2006 à 11:54
  • "le petit livre noir de l'anarchie" ou l'anarchisme mode d'emploi,Ed.Libertaires 120 p. 14 x 21 cm. Hors stock.

    Quand on cherche, il faut être précis!
    Mais, désolée, je ne connais pas.

    Posté par aa, 03 juillet 2006 à 12:48
  • Les questions d'équilibre

    "Se distinguer pour être, s'unir pour être plus."

    L'époque n'est-elle pas toute entière condamnée à résoudre les oppositions entre l'individu et la société?
    Comme un couple sexuel, vivre et faire vivre par différence et complémentarité, la synthèse se fera.

    Lis Proudhon te dis-je, père d'un anarchisme comme solution constructive et positive aux impasses capitalistes ou collectivistes. Lis le et tu vas avoir 20 ans d'avance sur tous ceux de tout bord qui le brandiront en croyant le découvrir.

    Posté par cassandre, 03 juillet 2006 à 13:04
  • Mais qui t'a dit qu'il ne fut pas lu? Bakhounine fut le premier, celui par lequel j'y accédai. Je connais peu Fourier. Non, je cherche ce bouquin parce qu'il revêt une valeur sentimentale. Delà je suis passé aux "écrivains du peuple", tous illustres inconnus, mais... Lectures lumineuses desquelles on retire, à quinze ans, ce gout de regarder le monde juste en face de soi, cette notion de la durée et du temps, les famines d'il y a à peine cent ans, les maladies pratiquement toutes incurables, mourir d'une grippe par manque de nourriture. A l'époque je disais hic et nunc, j'étais aussi con qu'aujourd'hui, et nous en avions fait une émission nocturne le vendredi sur une radio petite mais sympathique et locale.

    Posté par piotr, 03 juillet 2006 à 14:06
  • Tout ça pour ça

    Et c'était pratique pour ramasser les gonzesses?

    Posté par cassandre, 03 juillet 2006 à 17:52
  • C'est kikalaplusgrosse?
    J'ai la flemme de tout lire.

    Posté par cloune-babar, 03 juillet 2006 à 20:43
  • Moi

    y'a pas photo.
    Je t'aurais censuré tout ça vite fait bien fait sinon.

    Posté par cassandre, 03 juillet 2006 à 20:48
  • Normal alors c'est toi le boss(e)

    Posté par cloune-babar, 04 juillet 2006 à 05:54
1  2    Dernier »

Poster un commentaire