Le dernier Tango à Paris

Ô gentilhommes, la vie est courte...Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. /W. Shakespeare, Henry IV/

10 janvier 2007

Les films qu'on peut avoir vu à la rigueur en 2006

Comme dirait Le canard enchaîné. D'ailleurs si quelqu'un ici pouvait un jour m'expliquer la cohérence de leur rubrique cinéma, je suis preneur.

Le héros de la famille, pour les dialogues et malgré un dernier quart d'heure de trop, Prête-moi ta main parce qu'on rit bien, Changement d'adresse, parce que ça pétille, que c'est léger, que ça s'encombre pas de prétention et Quand j'étais chanteur, pour sa belle scène finale.
Côté cinéma italien: Libéro est un premier film très fort et surprenant et Le caïman achève de nous désespérer de nos bouffoneries trop indulgentes et oublieuses du reste du monde.
Conversations avec une femme, encore avec Aaron Eckhart, c'est bien.
Paris je t'aime c'est déjà un peu plus inégal, avec tout de même quelques très bonnes séquences. Un peu comme Dans Paris, qui met un temps long à décoller avec d'inutiles manières nouvelle vague avant de s'installer pour de bon et voir Romain Duris au bord de la cassure fredonner

Well he was Thailand based
She was an airforce wife
He used to fly weekends
It was the easy life
But then it turned around
And he began to change
She didn't wonder then
She didn't think it strange
But then he got a call
He had to leave that night
He couldn't say too much
But it would be alright
He didn't need to pack
They'd meet the next night
He had a job to do
Flying to Cambodia,

Cambodia, cette chanson de Kim Wilde qui vous file un sacré coup de poing dans le ventre en vous catapultant 20 ans en arrière et vous fait dire qu'on est un paquet à n'en avoir jamais fini avec ce temps.
Des années avant, il y avait Jean-Louis Trintignant dans un magistral L'été dernier, et puis La vie secrète de Madame Yoshiro, à l'érotisme cucul et carrément suranné, j'avoue.
Enfin, A scanner darkly d'après le maître Philip K. Dick qui a brillament autobiographé sur les ravages de la drogue, et Azur et Asmar l'enchantement lumineux de Michle Ocelot dont on rêve maintenant qu'il adapte un jour Les mille et une nuits.

Voili voilo.
Et demain ou après-demain ça sera enfin drôle: Je vous parlerai des merdes que j'ai vues.

Posté par arslan à 12:37 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    *mmm...TRES joli Romain Duris*

    Gus V.Sant, même just few minuts, oui...
    "Mme Yoshiro", on a quand même eu envie d'aller le voir ...

    Posté par aa, 10 janvier 2007 à 14:05
  • Des effets d'une lecture

    assidue du canard Enchaîné ?
    >les merdes que j'ai vuES, Cassandre !

    Posté par aa, 10 janvier 2007 à 16:57
  • Van Sant? boaf
    Oui, merci pour la faute. Avais pas vu.

    Posté par cassandre, 10 janvier 2007 à 22:53
  • Il est vrai qu'il faut avoir un goût pour l'inventivité pour apprécier ...
    Je recommande "Mala Noche" de lui pour ceux qui s'interessent aux réalisateurs mûs par la créativité et l'expérimentation d'avec le langage cinématographique.

    Posté par aa, 11 janvier 2007 à 09:18
  • Noir et blanc, 16 mm tourné en 85, un jeune homme tombe amoureux d'un immigré mexicain clandestin ...
    Film parfaitement inconnu du grand public qui ressort maintenant qu'on accorde à Van Sant quelque talent .... 20 ans après, faut jamais être pressé !

    Posté par aa, 11 janvier 2007 à 09:28
  • Van sant, oui.

    mais:

    Los Olivados - Bunuel
    Haxan - Benjamin Christensen

    qui a fait mieux ?

    Posté par piotrevski, 12 janvier 2007 à 22:56

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